Tableaux de chevalet

Jean Marais à son chevalet

 

On admet généralement que Cocteau n'a peint de véritables tableaux qu'à partir de 1951, soit qu'il s'y soit mis sous l'influence de Jean Marais, peintre depuis beaucoup plus longtemps, soit qu'il ait voulu calmer la maison, son ménage, Dermit en tête, sur le cap Ferrat.

 

 

Il parait qu'il n'y aurait qu'une quinzaine de tableaux de Cocteau. Malgré la difficulté à les recenser (et la tentation de l'exhaustivité demeure un autre obstacle à s'exprimer à leur propos) j'en compte sensiblement plus, la plupart demeurant sans doute cachés dans des collections privées.

Des plus connus aux moins estimés, nous allons parcourir quelques pages d'oeuvres, pour certaines peu publiques, qui, malgré elles, et le temps aidant, font date dans l'histoire de la peinture... malgré qu'on en ait...

Sommeil Hollywodien (Musée de Milly)

*

La leçon d'anesthésie

Le maçon au bonnet de papier

Cocteau posant dans le jardin de la villa Santo Sospir avec Tête d'Orphée mort

 

 

Orphée lauré

 

 

Autres tableaux entrevus dans le film documentaire "amateur" La villa Santo Sospir:

Orphée attaqué par les Bacchantes

 

Les Amants ou Le Champ de blé

 

Portrait de tragédienne

QUELQUES PIECES MAJEURES

"Je veux bien exposer, mais non m'exposer". Voilà ce que je répondais à un journaliste parisien qui me conseillait de faire à Paris une exposition de mes toiles.(...)

J'ai eu la chance de voir mes toiles et tapisseries accrochées (au lieu d'être pendues) dans les salles de la nouvelle Pinacothèque de Munich (Haus der Kunst). Une foule attentive circulait et les étudiait. A Paris je connais la rengaine: "De quoi se mêle-t-il encore? Pourquoi peint-il? Qui l'autorise à peindre?"

Je ne suis pas peintre et ne me vante pas de l'être. j'ai peint parce que je me reposais de dessiner, que le dessin est une écriture, et qu'il arrive que l'écriture me fatigue. (...) J'ai peint, figurez-vous, parce qu'il me plaisait de peindre.

 

                                           Journal d'un Inconnu - Des libertés relatives

 

Trois exemplaires de cette tapisserie ont été réalisés, l'un est toujours à Santo Sospir, les deux autres appartiennent au musée de Menton.

La tapisserie est exposée pour l'ouverture de la Galerie des Ponchettes à Nice (9 fev-8 mars 1953), où Cocteau, après les avoir fait circuler en Allemagne, présente ses premiers tableaux.

Détail

 

carton de Rougier d'après l'original de Cocteau, réalisé à Milly-la-forêt au cours de l'automne 1948, au pastel sur trois panneaux de bois juxtaposés "préparés au noir comme des ardoises."

études pour le soldat endormi

Reprise au trait du garde de gauche dans Démarche d'un poète

 

ULYSSE et les SIRENES

 

15 septembre 1951

L'atelier Bouret d'Aubusson m'écrit que par manque de travail il entre en chômage. Je vais lui confier l'exécution d'Ulysse et les sirènes. Une toile ne peut être aussi coûteuse que la Judith.

 

 

LA TENTATION SUR LA MONTAGNE

16 septembre 1951

Je crains que la peinture ne m'attaque les doigts. Beaucoup souffert des doigts cette nuit. Je voudrais pourtant peindre au retour de Paris une grande toile: Jésus tenté par Lucifer, où toutes les formes seraient inscrites dans des triangles.

Note de l'exposition niçoise de 1953: "Jésus écoute Satan qui lui offre le monde visible. Il écoute à peine. Son regard est ailleurs."

 

Dimanche (29 septembre 1951) 

Je commence à préparer mes dessous sur isorel pour La Tentation sur la Montagne. Préparatifs à l'essence. Ensuite je vernirai au vernis à retoucher. Ensuite je peindrai dessus par couches successives.

11 octobre 1951

Aujourd'hui Spiro (peintre d'origine hongroise résidant à Beaulieu) est venu. Il m'a fait vernir la nature morte de la table. Les deux verres de vin rouge. La pomme. La cruche. Je ne vernirai pas la nappe triangulaire. Je vernirai le reste. Spiro me conseille de vernir au vernis à retoucher ( où les couleurs revivent comme les coquillages dans la mer) et de revernir la nature morte au vrai vernis, afin qu'elle arrive au maximum de relief.

J'avais travaillé les figures du Christ et du Satan. Le Satan est charmant, comme de juste. C'est un Satan qui sort d'Ecbatane. Un des Satans adolescents de Verlaine. Il parle, il parle, il démontre, il cherche à convaincre. Le Christ écoute, mais il écoute d'ailleurs et d'une oreille. J'ai pensé si intensément chaque millimètre de cette toile qu'il en résulte que la toile pense.  Cela remplace le métier de peindre qui me manque, quoique Spiro en dise. Il est dommage que cette planche soit si lourde. Je voudrais la faire transporter à Munich. Elle donnerait un sens à l'ensemble. Cette grande composition résume les recherches de ces six derniers mois et si je m'acharne à peindre, c'est d'elle que je repartirai, sur elle que je reprendrai mon élan. C'est une grosse planche tremplin.

 

 

 

Femme endormie et son étude

1er août 1951

Ma tapisserie est arrivée d'Aubusson. En ce qui concerne l'artisanat d'Aubusson, c'est un chef-d'oeuvre -car les ateliers ne "modulaient" plus (le terme est de Matisse), la mode les poussant à juxtaposer des teintes plates. je m'étais adressé, par prudence, à l'atelier Bouret, lequel se spécialise dans les copies des XVIIè et XVIIIè siècle. On s'étonne d'autant plus de voir avec quelle fidélité les taches de pastel sont reproduites, transcrites dans mes moindres frottements et flottement, que les ouvrières travaillent à quelques centimètres d'un calque approximatif enroulé à plat et n'obéissent qu'à l'oeuvre elle-même, qui se trouve assez loin dans leur dos. La richesse et la diversité des laines sont incroyables. Les mélanges fondus les uns dans les autres.

La tapisserie représente Judith quittant le camp de Holopherne. Son acte est derrière elle. La tête de Holopherne, qu'elle porte, est défigurée par la mort. Judith n'est plus une femme. C'est la plume pour écrire son histoire, le sarcophage pour la conserver. elle traverse, comme un fantôme juif, les groupes de gardes qui dorment au clair de lune. En haut, à droite, sa servante, pareille à un insecte, jette un dernier coup d'oeil dans la chambre où la décollation eut lieu.

Photo Robert Randall: Cocteau travaillant au carton de la tapisserie (1949)

 

 

Note de Cocteau dans l'exposition de Nice, Galerie des Ponchettes : "Ulysse s'est fait attacher au mât et mettre de la cire dans les oreilles. Un matelot couché a enfoncé son bonnet jusqu'aux oreilles.. Les sirènes bondissent, chantent, s'étonnent de leur insuccès. L'une d'elle arrive de loin, à toute vitesse".

8 novembre 1951

Rangements épuisants. partons demain matin par la route. Lettre d'Aubusson très drôle: "Nous commençons la tête à Ulysse."

Francine veut commander à Aubusson un second exemplaire de la tapisserie Judith et Holopherne.

 

Ecrit pour mon tableau "Ulysse et les Sirènes"

               Lorsqu'Ulysse (ayant ses oreilles

               Pleines de cire) imagina

               Que chantaient les non pareilles

               Il sourit. Le livre d'images

               De l'Histoire fut entrouvert

               Une seconde et l'Histoire

               (Elle lit l'endroit et l'envers)

               Dans son lit osa le geste

               Des secondes extraordinaires où

               Les dieux qui détestent le monde

               Se comportent comme les fous

                                          (En marge d'"Appogiatures")

 

 

3 octobre

J'ai recommencé la Tentation sur la Montagne dans un style beaucoup plus dur. Je me laissais aller à peindre en n'y ayant aucun droit. Il faut que je remplace la science de peintre par une autre science de poète. Il faut que mes sources de lumière viennent de l'esprit.

6 octobre

Travaillé ce matin à l'arbre et au ciel. J'ai peint la nature morte (verres de vin rouge, pomme, cruche)dans un style fruste et réaliste pour souligner l'irréalisme du reste. (Les triangles -la robe du Christ de deux rouges différents - le Satan frisé -l'auréole transparente.) Le ciel qui a l'air fou est une copie exacte du ciel de la Côte le soir où les Castaing sont venus à Santo-Sospir, la semaine dernière.

lundi 8.

Je vois bien dans quel sens un peintre pousserait le tableau sur lequel je me fatigue. Mais une retouche en entraîne une autre et ainsi de suite. Ma seule chance est de réussir du premier coup. (La pomme sur la table). Il suffisait d'un peu de jaune clair pour qu'elle vive. J'eusse aimé naître peintre. Ecrire n'est pas un vrai travail.

Le difficile est d'obtenir un relief, une profondeur avec cette volonté de triangles plats. Peut-être faudra-t-il donner des lumières dans les surfaces plates. (Les deux rouges de la robe du Christ.)

Croquis des triangles de la construction dans Le Passé défini

 

Max Jacob a raison de dire: "un tableau tourne, tourne, tourne. Quand il ne tourne plus, c'est qu'il est fini?" Mon tableau s'est arrêté de tourner ce matin. je ne peux que renforcer des touches, rendre des surfaces plus lisses, ombrer encore le paysage vu à vol d'oiseau. C'est un tableau bien raconté. Un tableau de poète. Les seuls auxquels je puisse prétendre. Spiro a remarqué le fusil vert pâle formé par le ciel entre les bras du Satan irisé. Le Satan feint le charme et il vise le Christ avec ce fusil. On dira sans doute encore que ce Satan est un "nègre". Les gens prennent toutes les figures sombres pour des nègres. Je constate de plus en plus combien les gens voient mal ce qu'on leur montre, ne jugent que d'un oeil et vite. Je plains les peintres qui cherchent des spectateurs compréhensifs. Je n'expose pas. Je m'expose. Je m'expose même au ridicule.

14 octobre

Cette nuit, j'ai peint les crocus. L'un sous la chaise de Satan, comme s'il sortait de sa cheville, l'autre à l'extrême droite entre la robe du Christ et le paysage. Spiro m'aillant fait remarquer, pendant qu'on photographiait que la main sombre de Satan avait l'air de toucher la joue du Christ, j'ai éclairé cette main. Il est possible que je change sa pente et que je découvre le doigt tendu. Sur la main droite du Satan et sur le poignet gauche et la saignée gauche j'ai peint des veines comme sur la main du David de Michel-Ange. Il faudrait le rendre très humain malgré sa couleur animale, très terrestre (Prince de ce monde). Par contre le Christ, traversé par des lumières et des formes du paysage est à moitié là, à moitié ailleurs.

17 octobre

La planche d'isorel de La Tentation du Christ commence à jouer, à se tordre. S. suppose  que c'est la monture de bois...

 

 

 

Les yeux verts (portrait d'un danseur espagnol)

 

Madame Favini et sa fille

Dans Le Passé défini (journal de Cocteau), le première référence à madame Favini apparaît, probablement dans un échange avec Picasso, le 21 octobre 1951: "Vous ne trouvez pas que madame F. est bête? Oui, elle est très bête. Comme tout le monde". Une note qui l'identifie compare le personnage au compositeur Rufus, auteur du pantodrame Das Kreutz, inventé en 1934 pour l'amusement d'Igor Markevitch, ou, dans les années 40 au général Clapier.

 

13 février 1953:

Le veau d'or est toujours de boue.

La préfète me demande: "Continuez-vous à peindre?" Je réponds n'importe quoi: "Il faut que je fasse le portrait de Mme Favini. -Alors vous irez à Milan? -Bien sûr." Etc. Mme Favini commence à prendre forme. Sans doute serai-je obligé de faire le portrait de Madame Favini. Ensuite, elle existera. Elle aura chez elle des tableaux superbes. Elle ne supportera que la musique de Schönberg. Elle aura un mari qui gagne une fortune immense dans les chaussures. Il est possible que Thérèse me dise un jour: "Mme Favini a téléphoné".

René Bertrand viendra me voir à quatre heures. Thérèse lui a dit au téléphone que j'étais sorti. "Pourquoi lui avez-vous dit que j'étais sorti puisque je sors pas?" -Parce que Monsieur dormait". Et elle ajoute: "Une impératrice indochinoise a demandé si La Tentation sur la Montagne était à vendre." ...

Mme Favini, née Torsenu.


18 février

J'ai commencé le portrait de Mme Favini et de sa fille. Tout vient par triangles et courbes qui s'y inscrivent.

En somme, pour lire un poème de moi (Le Chiffre Sept par exemple) pour voir une de mes toiles, il faudrait un Champollion qui découvre le secret de l'écriture. Il l'enseignerait aux autres et à moi-même. Je m'exprime par hiéroglyphes.


22 février

Je compte refaire toute la grande toile de madame Favini. Dans ce portrait imaginaire, il faut plus d'audace. Une grande caricature peinte dépassant le style de la caricature.

Style de madame Favini: "c'est dépassé" - "Je le trouve un peu trop subjectif" -"Il n'est pas atonal." -"D'Annunzio, tout de même..." -"J'aime à mettre Favini dans ses petits souliers" ou "Je te vois venir avec tes gros sabots." (Favini s'est enrichi dans les chaussures.) Lucia dit: "Papa est un B.O.F. -Allons, allons dit sa mère, laisse ton père tranquille, petit diable." -J'ai donné à ma fille des jouets superbes. Elle n'aime jouer qu'avec le Fly-Tox." -J'adore les cheminées d'usine et les bijoux." -"Mon mari a acheté des vieux trucs de Picasso." (C'est Favini qui m'a commandé le portrait. Je me demande pourquoi.)

Les Torsenu étaient une famille de gros industriels de Nantes. Madame Favini en a gardé la précision dans le chiffre. Elle dit par exemple: "Le fisc a essayé de nous avoir. Il peut courir." Très liée avec maître Machiavel, avocat du parti communiste. "Ma femme, dit Favini, est une véritable Joconde moderne. Quand elle sourit, elle me fait peur."  Elle: "Leonardo était un touche-à-tout, un fantaisiste. Je déteste le fantaisistes. Je m'arrête à Schönberg." -"Paul Valéry m'amuse à cause de son enfantillage." Très déroutante, très hautaine -très péremptoire: -"Le palais Farnèse est un vrai bric-à-brac. je n'y vivrais pas cinq minutes. Je ne m'en suis pas cachée à l'ambassadeur." -"Le pape a du chic." -"La reine d’Angleterre fait bien son boulot. Je ne le ferais pas, mais il faut reconnaître qu'elle le fait bien." Le noir et le vert pâle sont ses couleurs. Elle ne porte que des perles. "On n’attrape pas les perles avec du vinaigre." En posant elle me parle de ses ancêtres: "Les Torsenu sont des échevins." -"J'ai fait arranger mes oreilles par Claoué. Je ne m'en cache pas. Je trouve ridicule qu'on cache ce genre de choses."

Quelquefois, elle est méchante: "Je crois qu'on a décoré Colette. Quel est le nom du décorateur?" Quelquefois, elle minaude: "Je suis une provinciale. Une pauvre provinciale. Racontez-moi ce qui se passe à Paris. En est-on encore aux abstraits?"


25 février 1953

Au sujet de madame Favini, Picasso dit qu'il passe son temps, dès le matin, avec Sabartès (son secrétaire) à inventer ce genre de fables et à leur donner corps. C'est le meilleur exercice pour l'imagination. Il dit : "on ne peut inventer que ce qui existe." C'est pourquoi ce qu'on invente finit toujours par être réel.    ...

Couvert toute la toile Favini. Maintenant il faut peindre.

Madame Favini : "Je ne sais pas d'où ma fille peut tenir son profil de couteau à poisson."


4 mars

Presque terminé le portrait Favini. J'écrivais à Françoise (Gillot, compagne de Picasso): "cette femme de tête s'est arrangée pour que la pointe de sa collerette coïncide avec la boule du lustre entre celle de la lune (par Scarpia) de sa boucle d'oreille, de sa bague et du Fly-tox de sa fille -choses auxquelles je n'aurais jamais pensé moi-même.


Pâle et rouge d'ongles

Madame Favini

N'en a jamais fini

Entre les boules et les angles

Avec lesquels sa grâce jongle.


Madame Favini : "Faites bien les taches de rousseur de ma fille. Il faut qu'elle sache un jour combien elle a été laide."


Notice (inédite, fonds de Milly, citée en annexe du Passé défini, Tome II)

Madame Favini, née Torsenu, est originaire de Nantes. "Ma famille dit-elle est une famille d'échevin." Monsieur Favini a fait une considérable dans les chaussures. Leur fille Lucia (est rousse. Elle) refuse des jouets magnifiques. Elle ne s'amuse qu'avec le Fly-tox. Madame Favini ne supporte que Schönberg et que Rilke. Elle affirme cependant être de l'"âge atomique". Son mari dit d'elle : "Ma femme est une Joconde moderne" En outre, madame Favini est la protectrice du célèbre peintre de marines et ancien futuriste, Scarpia. Voilà en quelques lignes, une esquisse de cette femme de tête, dont j'expose le portrait.


POEME

La Signora Favini

Assise dans ses triangles

Noble jusqu'au bout des ongles

Interroge l'infini.



7 mars

Matisse me téléphone qu'il a été (sic) hier voir l'exposition et qu'il a trouvé la tapisserie splendide.


15 mars 1953

J'ai été déjeuner  à Vallauris chez Picasso...

Favini, les rapports de madame Favini et de maître Machiavello, l'avocat communiste de Milan. Nous avons beaucoup parlé de cette famille et du danger de connaître des gens pareils.

... Avant-hier, comme j'attendais Jacques Ibert, on m'annonce un monsieur et une dame. J'ai cru que c'était les Ibert. Je me trouve en face d'un couple que je ne connais pas. La dame me dit:" Nous venons de la part de madame Favini." C'était Solange Morin, envoyée par Françoise.


17 mars

Matisse m'avait téléphoné: "Votre tapisserie est splendide". Picasso la passe sous silence. Il m'a semblé comprendre que cette réussite lui était insupportable. Il m'a surtout parlé des dessins de Francine et du portrait de madame Favini qu'il trouve supérieur à tout le reste.


Jeudi (26 mars)

Madame Favini. J'avais envoyé à Picasso cette dépêche de Milan : "Exige excuses et auto-critique de Cocteau pour mon portrait. Compte sur votre témoignage. Léonor Favini."

Et voilà, comment, proche de sa fin, madame Favini acquérait un prénom, celui de Léonor... Fini, laquelle illustrait justement le poème La Galère de Genet.

 

La figure de Pégase (déjà sur le rideau de Parade en 1917) apparaît également sur le plafond de la Salle des Mariages de la Mairie de Menton.

3 avril 1953

Depuis quatre jours je m'acharne sur la grande toile : Naissance de Pégase. Organisation de lignes d'une difficulté extrême. J'ai pu tout établir ce matin. Je n'ose pas commencer à peindre. Je sais ce que je dois faire -mais je me demande si j'en serai capable. Il y a un an que je rêve sur ce tableau. J'aimerais arriver à réussir le tableau littéraire, type.

 

8 avril 1953

En mon absence j'ai demandé à Doudou de peindre le crabe esquissé en bas à l'extrême droite de la Naissance de Pégase.

Je recherche encore la signification du mythe de la Naissance de Pégase. La poésie naissant de la tête coupée de la Gorgone. Je ne représenterai pas le visage de Persée. Impossible de "représenter" le visage du héros qui participe à ce mystère.

 

 

Il est aussi le sujet de cette lithographie Les Poètes.

Fleurs

Cocteau se souvient-il de Sir Francis Rose?

A quoi bon tant de tableaux de fleurs? pour les vendre?

 

Oiseaux de paradis

anémones

Selon l'histoire officielle, Jacinthe et Narcisse, le premier tableau de Cocteau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pensées de Pascal

 

Trois versions d'Orphée au feuillage

     

   Le tableau                                                 La tapisserie                                                    La mosaïque

Le vase étrusque

Castor et Pollux

 

Le jeune homme au puits

 

Phèdre et Oenone

 

Cocteau discutant avec H.G. Clouzot son portrait de Colette

 

Diane

Jeune fille de Milly (à ce jour le record de vente pour un tableau de Cocteau)

 

Portrait du danseur George Reich

 

Célèbre autoportrait à la veste jaune

Pastels

Le chat sur le toit

collection Carole Weisweiller

Le jeune homme étrusque

 

En dehors des huiles ou des gouaches, Cocteau a réalisé un certain nombre de pastels gras, tels les Innamorati. Autre exemple, à gauche Le chat sur le toit.

Mais la plupart des pastels des années 50 sont des pastels secs, beaucoup de simples visages.

Le gitan (1953)

La lecture

Masque (1963)

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