Le Musée Cocteau de Menton

Collection Séverin Wunderman

 

L'intérieur, étrangement lumineux et spacieux joue avec les ombres, permettant la projection de films de Cocteau ou en rapport avec son oeuvre:

 

Réservant une aile pour des expositions temporaires d'artistes contemporains, le musée change de contenu au gré de ses accrochages, renouvelés tout les six mois.

Le dernier en date est

Voir le dépliant officiel Depliant les univers 2014 2015Depliant les univers 2014 2015 (586.77 Ko)

 

L'universalité des autres: Beethoven et ses neuf filles

qui étaient encore 10 dans l'étude

L'autoportrait demi-nu

Une planche de Maison de Santé

Ouvert au public depuis novembre 2011, le musée Cocteau de Menton représente la plus importante ressource consacrée à l'oeuvre du poète. Destiné à abriter la collection Séverin Wunderman (1800 oeuvres dont un peu plus de la moitié de Cocteau), le dispositif englobe l'ancien musée du Bastion, (auquel l'entrée donne également droit), auquel s'adjoint la salle des Mariages de la Mairie.

Le nouveau bâtiment de Rudy Ricciotti, remarquablement intégré au paysage urbain s'inspire des flammes autour de la tête d'Orphée: il comprend, en 2è sous-sol une station d'épuration. Lien entre terre et mer, son entrée évoque un bastingage de navire. L'esplanade qui y conduit reproduit une version géante de la callade du Lézard à l'entrée du bastion.

 

Aperçu de la visite

au rez de chaussée, outre la surprenante collection de lithographies croisées Cocteau-Moretti,récemment acquises par le musée, en face de la soucoupe volante d'Anne et Patrick Poirier , le très étrange Légionnaire et son vaisseau spatial

 

 

L'univers d'Orphée dans une de ses mises en scène

L'orphée vitrier tiré à 4 épingles

 

L'autoportrait de Londres 1919

La planche 29 de Jean l'Oiseleur

Le sommeil de midi (quatre portraits de Radiguet)

Au sous-sol, derrière un praticable noir qui les dissimule aux moins de 16 ans, les dessins plus intimes (voir l'article d'origine ICI)

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Portrait en buste d'Edouard Dermit

Du domaine sexuel, on dérive vers la spiritualité, avec la lutte de Jacob et de l'ange

 

Faisant face à la série complète des pastels des astrologues (en partie prêtés par la maison de Milly)

 

 

deux toiles de petit-format complètement inédites

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dont le dormeur à la soucoupe volante

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"Je me souviens de l'avenir" proclame Cocteau en 1926, entre les chandeliers de sa chapelle. Quelques années plus tard il pose sur sa fresque éphémère des astronautes:

Remarqué dans le nouvel accrochage du Bastion

 

 

Le premier croquis du chef d'oeuvre à venir:

centré sur les animaux fantastiques

 

cet ensemble de racines anthropomorphes (vers 1923)

 

La première esquisse du masque de la Bête

 

Les visiteurs souhaient remercier le conservateur, Mme Leonelli, de les avoir reçus, et M. Pascal Brun, responsable de la boutique très bien documentée du musée, pour son accueil attentif et érudit.

Catalogue officiel de la collection montrant l'autoportrait "cubiste" de 1917

Exposition passée

Un aperçu de l'accrochage 2014 : télécharger le dépliantDepliant les mediterraneensDepliant les mediterraneens (4.54 Mo)

L'exposition de 2014 s'intitulait Cocteau, Matisse, Picasso, méditerranéens. Cet accrochage s'articulait autour du début des années 50, période où les trois artistes se retrouvent sur la côte d'azur, Cocteau à Saint-Jean, Matisse à l'hôtel Regina, Picasso sans son nouvel atelier de Cannes, villa La Californie.

Le visuel principal de l'affiche montrait un dessin de Cocteu intitulé L'inspiration: la femme peintre, dont le style rendait hommage aux deux autres peintres. Le nouvelle technique utilisée à cette occasion allait devenir pour Cocteau le style associé à sa série des Innamorati, histoire semi-parodique des amours des pêcheurs dans un Villefranche reconstitué sous le grand soleil jaune caricatural, qu'Edouard Dermit offrira au musée du bastion.


Ci-dessus, la collection officielle des 21 cartes postales reproduisant la collection des Innamorati du bastion.

 

Le Passé défini, 23 décembre 1960

 

J'ai prié Picasso de me retrouver le pastel que j'avais tant admiré l'autre jour eu qui résultait d'une superposition des Caran d'Ache que nous employons toujours mais très difficile à reconnaître sous cette astuce...

Il me rappelle que ces crayons étaient de la cire et se superposaient sans se mélanger, formant en quelque sorte des glacis et en outre qu'ils n'exigeaient as qu'on les fixe... Revenu au Cap, j'ai fait l'essai de cette méthode.

Cocteau portrait cubiste 1961

Commentaires (1)

BUSQUETS ETIENNE
  • 1. BUSQUETS ETIENNE | 19/08/2015
Menton croqué…

Une mer d’huile au lac d’argent
Apaise au souffle de ses vagues ;
Rieuses, des mouettes vaquent
À leurs rêves de goélands…

La vieille ville ocre et safran,
Sur les arcades du Soleil,
Nous ment avec ses trompe-l’œil,
Ses jalousies et son printemps ;

Mais sa vérité est ailleurs ;
Nullement à ses frontispices,
Mais là où vont les marieurs,
Près de Cnossos et d’Eurydice.

Les amoureux se bécotant,
Vont lézarder à son Musée ;
Au bastion, d’un air amusé,
Les a pendus notre ami Jean.

« Innamorati » indécents,
Après s’en être énamouré,
Au bastion, une fois croqués,
Un jour les pendit Cocteau Jean…

Etienne Busquets

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