En cuisine (les Oliver)

C'est en effet pour le livre du fils, Michel, que Cocteau écrivit d'abord. Mais pour le père, il dessina. Il composa la couverture de la carte:

Il orna d"un motif le moulage de mains de George Sand choisies pour faire les cendriers:

 

En guise de voeux de Nouvel An...

 

Michel Oliver se souvient :"Je l’ai vu, pendant des années, chaque matin. Il habitait près du Grand Véfour, le restaurant de mon père où j’étais maître d’Hôtel. Il m’a tout appris, donné les clés de la vie. A chacune de mes visites, nous discutions tranquillement de tout et de rien, lui assis en robe de chambre blanche près de ses deux chats Siamois et moi, fasciné par cet homme si cultivé, si simple. Tout l’intéressait. Ses goûts étaient éclectiques. Il aimait aussi bien la littérature classique que les romans policiers ou des films comme « James Bond contre Dr No ». Quand je lui ai montré mes recettes, tout de suite, il m’a dit : "Mais Michel, c'est un livre. Je ne me suis jamais trompé. J'ai lancé Al Brown, les ballets russes, Jean Marais. Je te lance. Je fais la préface. A partir de maintenant, tu n'es plus le fils de Raymond Oliver, tu es Michel Oliver." Ses paroles m’ont encouragé, m’ont données confiance en moi. Je me suis attelé à la réalisation de cet ouvrage destiné à toute la famille, en demeurant vigilant à rester concis. La préface de ce livre est la dernière chose qu’il ait écrite avant de mourir."

 

 

A l'occasion de la récente republication de l'ouvrage, par les Editions de l'Epure (deuxième tirage déjà) quelques unes des 30 illustrations (dessins à l'encre rouge) pour Recettes pour un ami, publié après la mort de Cocteau, mais selon le cuisinier, réalisées en quelques heures.

«Je ne suis ni gourmand ni goinfre. Et je me demande ce qui pousse Raymond Oliver à mettre la cuisine, sur la liste, déjà trop vaste, de mes préoccupations. Sans doute sait-il que tout métier m'intrigue et me passionne et que l'équilibre entre la technique et l'élan mystérieux qui nous pousse à entreprendre une besogne, me semble digne d'intérêt, à quelque branche de l'art qu'il appartienne.»

 

 

 

 

Cocteau disait « Cocteau n'est pas le pluriel de cocktail ! »

 

 

 

 et aussi : « Si je n'avais pas été académicien j'aurais peut-être été barman ». Ainsi il aimait les cocktails d'huîtres avec ketchup, jus de citron et cognac. (source France-culture)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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