1926-1927 Poésie Plastique

Poésie Plastique

      

Portrait de Cocteau par Max Jacob (1926)

 

En décembre 1926 rue Gaudot de Mauroy, Cocteau, succédant à Max Jacob, expose pour la première fois officiellement des dessins, mais surtout une série  de poèmes-objets qui peuvent passer pour les premières tentatives de création d'un art moderne post-cubiste en France. Autant les imitations de Breton sont proprettes et durables, autant les "mystères" de Cocteau visent à une poétique instantanée qui regarde vers l'avenir; une insurrection dans le champs artistique, attitude visionnaire quelque peu passée sous silence, un petit pas pour l'artiste, un pas de géant pour... qui se sente concerné.

Le catalogue de l'exposition Poésie plastique est présenté ici. Il ne contient au mieux que quatre photos noir et blanc des œuvres présentées comme "objets".

Sa préface définit son projet, le deuil de l'écriture et de Radiguet, l'accession à un niveau différent de l’œuvre d'art dont aucun dessin, aucun tableau ne rendra plus jamais compte, en quelque sorte l'acte de naissance de l'art brut.

« Du matin au soir je colle, je découpe, je brosse, j’écrase des pastels, je fais fondre du brou de noix, je mélange du rouge à lèvres et de la cire à cacheter, etc. Le résultat sera une exposition pour cet hiver. » (Jean Cocteau, lettre à sa mère, 28 août 1926).

L'année 1926 marque, pour Cocteau, le sommet du paradoxe. Quelques mois plus tôt l'écrivain ressuscité a mis un point final à sa première pièce de théâtre, l'Orphée dont il clame à qui veut l'entendre qu'il le portait depuis quatre ans: il a subi dans une clinique de la banlieue parisienne sa première cure de désintoxication de l'opium. Dès le début janvier il regagne son paradis, le demi-bordel qu'est devenu l'hôtel Welcome, ce centre du monde de la création artistique selon l'opinion des ses amis anglo-saxons. Après l'opium, ou plutôt concurremment à lui, Cocteau tente de s'intoxiquer avec les vapeurs d'encens de la foi, dont le plus apparent produit sera la Lettre à Jacques Maritain et sa réponse, en parallèle à une fièvre de prosélytisme dont les étapes seront les baptêmes de Max Jacob, de Maurice Sachs, l'entrée dans les ordres de Jean Bourgoint, la conversion et la mort chrétienne de quelques jeunes poètes surréalistes, tandis que les chefs de file du mouvement se déchaînent plus que jamais contre le poète frivole qu'il a cessé d'être. Il se lie avec Glenway Wescott, Monroe Wheeler, Mary Butts, Christopher Wood, Francis Rose, Isadora Duncan, et prolonge son séjour à Villefranche pour composer dans le plus grand secret le texte d'Oedipus Rex, dont Stravinsky, réconcilié depuis son retour au Mont-Boron, imagine la musique, son fils Théodore préparant les décors de ce demi-opéra. Dans la réclusion de la chambre bleue où s'élève à nouveau la fumée du tabac des anges, Cocteau concocte les premiers poèmes en calembours et en prose de la section du Musée secret d'Opéra; il en forge également les équivalents plastiques.

 

 

 

    

Tentative de reconstitution des Objets de l'exposition

1. Le numéro Barbette

Impossible de déterminer quel "objet" correspond à cette dénomination: toujours est- il qu'il s'agit du titre de l'article de 1926, republié dans Mes monstres sacrés, dont le manuscrit ajoute un autoportrait supplémentaire à Jean l'Oiseleur

pour lequel Cocteau commande à Man Ray une série de photos restées longtemps inédites, destinées à illustrer la transformation de l'acrobate Vander Clyde en "beauté surnaturelle".

  

Cocteau portrait de Barbette, destiné à l'illustration de la nouvelle Deux travestis

 

Proposition sur-naturelle: Le numéro Barbette serait ce collage depuis exposé comme "sans titre", dont personne ne comprend le sujet: Histoire amoureuse, la chanson évoquerait alors la brève idylle née deux ans plus tôt entre les deux artistes.

2. Les baigneuses de Villefranche

3. Baigneuse (torse)

4. Baigneuse se coiffant


 

 

6. Le buste (cire)

7. Buste avec la broche

8. Tête aux punaises

5. Le buste

Dès le 8 janvier 1926, Cocteau envoie à Maritain sous le titre Dernier poème ("Après je me retire du commerce des muses") une première version de ce qui deviendra Le Buste dans Opéra et marque le début du commerce avec les statues plus ou moins animées:

Il fallait y penser, voilà tout. Résoudre ce problème exige une certaine connaissance des propriétés mystérieuses du marbre. Bref, voici comment procédait le buste romain. Il attendait la nuit noire. Alors, dépliant le lacet dont la sinuosité -sans oublier celle des orbites de l'arcade sourcilière, des narines, des oreilles, des lèvres- formait ses innombrables profils, dépliant, dis-je, avec méthode, plus longue qu'un fleuve, plus solide que l'acier, plus souple que la soie, cette chose vivante, propre à se mettre en vrille, à percer les murailles, à se glisser sous les portes et par les trous de serrures, attentif (sans perdre de vue son ouvrage) à retenir les moindres nœuds qu'il défaisait et qu'il lui faudrait exactement refaire au retour sous peines de mort, le buste ingénieux et cruel, après avoir traversé plusieurs immeubles nocturnes, étranglait l'homme endormi.

L'évolution de ce même texte deviendra le monologue du Sphinx de La Machine infernale.

 

 

 

 

9. Bustes comprenant le langage des oiseaux

 

 

Tel qu'en lui-même (section 3, 1927)

Ensuite ont commencé la cire, les ciseaux,

Les bustes comprenant la langue des oiseaux,

Les enfants, en jouant, découvrant que les bustes

Sous des gants noirs, la nuit, cachent des mains robustes.

Et la mort ravissante, adroite, sur le fil

Vite me présentant l'un et l'autre profil.

 

10. La mort du buste

 

13. La boîte de Kalmine

Le Kalmine était un antalgique présenté en boite métallique. Il devait donc s'agir d'une boite aménagée comme certains en fabriquent encore


14. Le bord du rêve

 

17. Jeune homme consultant les oracles

 probablement pas l'objet, mais dessin et collage se rapportant au même thème

18. Homme (sucre)

19. Femme aux morceaux de sucre

 

 

25. Heurtebise

  "Un jour que j’allais voir Picasso, rue La Boétie, je crus, dans l’ascenseur, que je grandissais côte à côte avec je ne sais quoi de terrible et qui serait éternel. Une voix me criait: "Mon nom se trouve sur la plaque !" Une secousse me réveilla et je lus sur la plaque de cuivre des manettes: ASCENSEUR HEURTEBISE. Je me rappelle que chez Picasso nous parlâmes de miracles ; Picasso dit que tout était miracle et que c’était un miracle de ne pas fondre dans son bain comme un morceau de sucre. Peu après, l’ange Heurtebise me hanta et je commençai le poème. À ma prochaine visite, je regardai la plaque. Elle portait le nom OTIS-PIFRE ; l’ascenseur avait changé de marque" (in Opium).

Photographie de l'Ange (rayogramme) par Man Ray en frontispice de la première édition séparée du poème L'ange Heurtebise (1925).

 

Cocteau en Heurtebise vitrier dans la pièce Orphée de 1926.

11. Aglaonice

12. Aglaonice, reine des Bacchantes

 

15. Le poète et son ciel

16. Les poètes de Nice

 

20. Jocaste

 

21. Oedipe

 

22. Roméo

23. Hommage à Watteau

24. Sirène

 

26. Jeune fille


 

27. L'oiseau

28. Découverte des pattes du Sphinx

Dans l'exposition de 1926, plusieurs "objets" font référence à une actualité brûlante. Cocteau raconte dans sa correspondance le visionnage dans un cinéma de Nice d'une bande d'actualité Pathé relatant la découverte peu avant des pattes du Sphinx de Gyzeh On sait quelle curieuse postérité aura l'idée de Sphinx et de sphinge dans son esthétique.

 

Voici le texte mystérieux d'Opéra portant le même titre:

 

Une main de femme qui coupe, une main coupée de femme, retourne comme une plume le bloc des cartes sans cœur. Une main d'homme battait les cartes. Une main de femme changeait l'ordre des calculs éternels.

On a découvert les pattes du sphinx. Le sphinx trichait.

Hélas les dupes ne se comptent plus. Les immeubles souterrains en témoignent, remplis de rois empaillés, de rois empaillés et dorés, de rois dorés et adorés.

Certes l'intelligence discrète de la police et des archéologues mérite nos éloges : mais on oublie trop quel rôle jouait la main du Nil dans cette formidable entreprise de mort.

Chaque jour une ruse nouvelle nous saute aux yeux (croix des âmes, barbiche des colosses). N'empêche que depuis plusieurs siècles l'Egypte commet impunément ses crimes sous le masque hypocrite de la beauté. 

 

                 

                                        La fresque                                                                                                      Son étude

 

Thème familier aux hermétistes rosicruciens, Cocteau connaissait-il la présence des tunnels et des salles souterraines à l'arrière du sphinx? Evoque-t-il dans" la main du Nil" le fait que le sphinx taillé dans un ilot de basalte était les restes "d'une île"? Le" bloc de cartes sans cœur" fait-il allusion à la stèle du rêve?

Oedipe et le sphinx jouant aux cartes est le titre de la fresque réalisée par Bérard en 1932 qui ornera tous les appartements successifs de Cocteau

29. Portrait de jeune homme et sa main

30. Boîte d'allumettes

Parmi les objets les plus susceptibles de choquer (ou qui le gênent en rapport avec leurs disputes religieuses) Maritain signale "La boîte d'allumettes hermaphrodite, les espèces de symboles mâles et femelles qui accompagnent les bustes d'Orphée et d'Eurydice. Un dessin où il y a une profusion d'urinoirs."

31. Fumeur au jardin

32. L'affaire Loeb Léopold

Actualité encore; dans la Lettre à Jacques Maritain, on lit:

Richard Loeb, 19 ans, surnommé par ses amis Face d'Ange et Nathan Leopold, 18 ans, membres de la riche communauté juive de Chicago, orgueil de l'Université, assassinèrent gratuitement, comme aurait dit Gide, un enfant,  Bobby Franks, fils de Jacob Franks, un ami de leur famille.. Détail indispensable: Leopold charmait les oiseaux. Il assistait la science... Sur lui, les oiseaux sauvages se posaient et se laissaient photographier.

dans Journal d'un Inconnu:

 Lors du procès de Loeb et de Léopold qui furent les précurseurs du crime intellectuel dont The Rope,,le film de Hitchock serait l'apothéose, l'avocat ayant dit: "Tout homme porte en soi le désir obscur du meurtre" et les juges ayant demandé, comment eux, juges, qui punissent le meurtre, pouvaient être soupçonnés d'un tel désir, l'avocat sauva les deux coupables du fauteuil électrique en s'écriant: "Ne cherchez-vous pas, depuis plusieurs semaines, à tuer Loeb et Léopold"

puis, même dans le Discours de réception à l'Académie française:

   J’aime aussi que Loeb et Léopold, deux jeunes Américains qui avaient trop lu Gide, deux jeunes adeptes de la gratuité, deux jeunes meurtriers intellectuels, se soient fait prendre en oubliant un couteau à papier près d’une de leurs victimes.

   Un encrier. Un couteau à papier. Voilà, me direz-vous, des armes qui relèvent de notre exercice.

 

 

 

33. Paquet de sang

 

Le poème Paquet rouge du Musée secret (Opéra) dit:

Mon sang est devenu de l'encre. Il fallait empêcher cette dégoûtation à tout prix. je suis empoisonné jusqu'à l'os. je chantais dans le noir et maintenant c'est cette chanson qui me fait peur. Mieux encore: je suis lépreux. Connaissez-vous ces taches de moisissures qui simulent un profil? (...)

Cette chevelure, ce système nerveux mal planté, cette France, ne sont pas à moi. Ils me dégoûtent. Je les ôte la nuit en rêve. (...)

J'ai lâché le paquet. Qu'on m'enferme, qu'on me lynche. Comprenne qui pourra: Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité!

 

34. César pleurant devant la statue d'Alexandre

35. La Grèce chantant son chant de mort

36. Mains et pieds de plâtre attaquant les hommes au bord de la mer

 

Dans le deuxième volume du Passé défini, Cocteau se souvient: "J'ai promis une toile au directeur du musée de Grenoble. Il a retrouvé le carton que j'avais jadis offert au musée à la demande de l'ancien directeur. C'était l'époque d'Orphée (Villefranche). Cavaliers attaqués par des mains de plâtre. Tel était le titre du carton (sic). J'aimerais qu'on me le rende en échange de la toile. il a échappé par miracle aux vols de Maurice Sachs."

On comprend ce qui est donc advenu d'une partie des objets de Poésie plastique et la difficulté à en retrouver la trace.

 

37. Théâtre grec


Toujours est-il qu'en un clin d'oeil, l'homme fut happé, entraîné, déshabillé, scalpé, châtré, écorché vif, aveugle, et recouvert d'un costume d'Oedipe, au milieu d'innombrables rires, dominés par une voix fraîche criant: C'est bien fait!

 

in Théâtre grec, poème en prose du Musée secret d'Opéra

 

38. Origines de la tragédie

39. Comédie grecque

 

41. Orphée (épingles à cheveux)

42. Orphée (cire bleue)

43. Orphée (drapé)

44. Orphée (bougie)

45. Douleur d'Orphée

40. Orphée (allumettes)

 

46. Orphée et Eurydice

 

47. Orphée aux bêtes

 

48. Opéra

Plus probablement dans l'intention, quoique apparaisse le titre du recueil suivant, Orphée à l'Opéra.

Cet objet est un motif de dissensions entre Cocteau et Maritain qui tente de dissuader le poète d'exposer certaines oeuvres qu'il juge peu conformes à l'esprit de la Lettre parue la même année. Sur celui-ci en particulier Cocteau répond (18 octobre 1926): "Jamais je n'ai été plus stupéfait de ma vie. J'ai beau me rappeler le dessin de toutes mes forces (...) je n'arrive pas à comprendre cette histoire de lorgnette. Si je ne me trompe, la statue tient ses gants. Plus bas, sur le rebord en velours rouge de la loge, comme dans "La Loge" de Renoir sont posées les lorgnettes en nacre que j'ai toujours vu ma mère emporter à l'opéra. Après avoir tout passé en revue je me demande (pardonnez-moi) si ces lorgnettes n'auraient pas une forme obscène -mais je n'ose vous accuser de pareilles turpitudes du regard. Alors, c'est à ne plus oser écrire une ligne, ni poser une couleur, moi qui étais si fier de cette nacre."

49. Orphée au cheval (1)

50. Orphée au cheval (2)

 

 

 

51. Scène d'Orphée

 

 

Dans Quand nous étions trois, souvenirs de Glenway Wescott, (mis en forme par son exécuteur testamentaire, Anatole Pohorilenko), la rencontre entre l'auteur américain et Cocteau est évoquée comme suit (traduction et citation Jacques Biagini):

 

Il occupait une chambre d'angle avec un balcon (note: au Welcome Cocteau occupait en saison basse, deux chambres, l'une "officielle", l'autre, exiguë, pour y fumer l'opium). C'était une drôle de chambre sentant toujours l'opium. une petite silhouette squelettique, fabriquée avec des débourre-pipes, était suspendue à l'ampoule électrique et bougeait lentement dans les courants d'air. Les meubles étaient couverts d’innombrables objets, faits de boites d'allumettes, de morceaux de sucre, de cire à cacheter et de carton ondulé. Tout cela représentait des scènes de tragédies grecques. Il les appelait "mysteria".

 

 

Projet de couverture (elle sera finalement confiée à Bérard)

 

La dernière section d'Opéra dérive à l'évidence des objets de Poésie plastique dont les poèmes en prose sont de véritables commentaires. Le titre Musée secret avait déjà été utilisé par Cocteau pour désigner la plaquette de vers (gentiment) érotiques offerte aux souscripteurs d'Escales (en collaboration avec le peintre André Lhotte).

 

 

Dans Essai de critique indirecte Cocteau rappelle encore le fait que ces textes étaient écrits dès 1926, puisqu'il ne parait pas avoir séjourné à Villefranche l'année suivante, et que Wescott et Wheeler s'installent à la villa La cabane en 1927.

"Il y avait dans notre Villefranche comme des secrets qu'on se chuchote à l'oreille. Et je me vois encore circuler entre ma chambre et celle de Glenway Wescott et Monroe Wheeler pour leur dire les textes du Musée secret, textes où je donnais à nos énigmes la froide allure d'un procès verbal".

dédicace d'Opéra à Glenway Wescott et Monroe Wheeler

 

dessin original en page de garde d'Opéra

Dans ce dessin des deux amis, phénomène presque unique, l'étoile de la signature est devenu un coeur:

 

Dans Des Hommes, Joseph Kessel, familier de Cocteau, se souvient également de la chambre du Welcome. On croît comprendre par son témoignage que figurait dans l'exposition de la galerie des Quatre Chemins, au moins une tête sculptée en débourre-pipe:

"Voici quelques semaines, dans la petite chambre où Cocteau s'est retiré avec ses armes de poète, se balançait au-dessus de son lit une tête grandeur naturelle. Elle avait été construite par lui avec un fil souple, solide et blanc. L'air circulait entre ces linéaments mystérieux. A travers leurs inflexions, on apercevait les murs de la chambre. Cette tête vide, ajourée, blanc dessin dans l'air obscur, de quelque côté qu'elle s'inclinât, vivait d'une vie profonde, invisible. Quand je relis les poèmes d'Opéra, c'est à elle que je songe."

Et Jacques Biagini (qui fait cette citation) de commenter: "Une de ces têtes en débourre pipe a été achetée par un américain et une autre acquise par le vicomte Charles de Noailles, fut détruite, entre autres choses, par la vicomtesse furieuse de la liaison de Jean Cocteau avec Nathalie Paley, ne voulant plus rien de lui chez elle.

 

Ainsi s'explique la série de photos de Man Ray en 1928, où l'on voit Cocteau s'amuser de l'ombre de cette tête devant les époux Noailles et George Auric, cette même tête qu'on retrouvera dans Le Sang d'un Poète.

 

Quant à Nathalie Paley, sa photographie est au centre du dernier "dessin-collage" de Cocteau, où l'artiste la prolonge en sphynge.

La représentation date de 1932, l'année où Cocteau, à la poursuite de Desbordes et de Pas-de-Chance, trouve en clinique à Toulon sa vengeance envers Mme de Noailles, lorsqu'il esquisse dans son album de croquis la série de La Vierge au G. C.

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau