Des distances et des perspectives du temps

Extraits de Le Passé défini  I p198 et suivantes :

 

23 mai 1952 (Vienne)

Déjeuner avec Hindemith. Il voudrait que nous fassions un oratorio ensemble.

 

28 mai (1952)

Je compte proposer à Hindemith de faire L'Apocalypse. Les thèmes dont parle Mme Hindemith sont épuisés par des chefs-d'oeuvre : Don Quichotte, Don Juan, etc. L'Apocalypse n'est pas un chef d'oeuvre. C'est mieux et c'est inépuisable.

 

30 mai 1952

Je ne dicte pas encore mon livre. Il se pourrait que je le terminasse aux îles grecques.

(...)

Le problème insoluble, c'est d'habiter une terre encore jeune dans de l'éternel, au milieu des galaxies naissantes et mourantes. Etre dans un organisme dont l'immortalité s'assure par la mort de nos habitacles.

 

Nous croyons vivre la vie de la terre alors que nous vivons une courte période de la vie de la terre entre des périodes détruites et les périodes qui suivront le cataclysme final de la nôtre (que nous appelons fin du monde).

 

Avant notre période la Côte d'Azur était glaciaire - la Côte d'Azur était en Sibérie du nord. Milly sous les eaux.

 

Un groom du Patmos-Palace devint fou. Il criait : "Je suis Jean" et il mangea le livre d'or de l'hôtel.

(...)

Pourquoi s'en faire? Du jour au lendemain nous pouvons être pris dans la queue d'une comète. La terre basculera sur son axe. Il pleuvra naphte et bitume. Et se terminera notre cycle et en commencera un autre. Vivons notre cycle sans orgueil.

 

Ce qu'on retrouve dans les cavernes et en haut des montagnes est encore de notre cycle. Du cycle qui précède le nôtre, on ne retrouve rien.

 

1er juin 1952

Les récentes soucoupes à Peira-Cava et Colmar.

 

Pour l'oratorio d'Hindemith. Etude des textes relatifs à la comète et sa queue balayant la terre - prises par les prophètes pour signes du ciel. (...) je compte construire et terminer l'oratorio en mer. (Partons  le 10 pour Athènes.)

 

4 juin 1952

Si l'on veut avoir quelque lumière sur les cataclysmes de l'Apocalypse et ceux que nous relatent les textes de la Chine, des Indes, de l'Egypte, sur les "miracles" qui furent des météorites, du vrai soufre, du vrai pétrole, de la vraie poix et la terre qui change d'axe - il est indispensable de lire le livre d'Immanuel Velikovsky: Mondes en collision.

Il doit y avoir dans chaque système solaire une planète oasis où se forme ce que nous appelons la nature et où des créatures se perfectionnent pour la rendre habitable.

 

Dans le travail Hindemith, ne pas me laisser aller à une sorte d'oratorio plus ou moins scientifique. Conserver le style de l'Apocalypse, les anges, les épées dans la bouche, les chevaux à tête de lion, des sauterelles à visage d'homme et couronnées d'or, la grande putain Babylone, etc.

(...)

 

Les gens, même ceux qui savent ont une tendance à croire qu'on pourrait retrouver des traces du passé de la terre et que les mammouths gelés et autres signes antédiluviens appartiennent à des cycles morts. Peut-être les mammouths et l'herbe de leur estomac ont-ils été figés sur place, mais les civilisations précédentes nous demeurent inconnues. Il y en avait sans doute de mille fois plus évoluées que la nôtre et il est probable que les cataclysmes se produisent lorsque la créature s'approche de certains secrets simples et qui lui échappaient parce qu'une fausse route du progrès avait été prise à l'origine. Les pôles ont changé de place. La terre ne tourne plus sous le même axe. Le soleil ne féconde plus les mêmes lieux. Il est probable que même le folklore des religions, légué, déformé, accommodé de bouche en bouche, n'arrive pas du fond des siècles, mais du fond de notre cycle, du fond d'une crainte des catastrophes cosmiques d'où notre cycle a pris naissance.

 

Vitesse d'une libellule, d'une mouche, d'un insecte qui se déplace. Les véhicules appelés soucoupes doivent être surpris par notre lenteur. C'est peut-être ce qui les intrigue.

Peut-être ne peuvent-ils pas se poser -ne peuvent-ils se poser qu'à l'aide de certains dispositifs spéciaux de leur monde.

 

Ce matin, nouvelle soucoupe volante vue par des milliers de personnes en Espagne (Malaga). Elle a évolué pendant une heure, de 13h30à 14h30 (heure locale).

 

5 juin 1952

Il est probable que les soucoupes signalées partout à l'heure actuelle ne sont qu'une, la même, qui a perdu sa formation et se demande avec angoisse comment la rejoindre. Si je devine juste, les créatures qu'elle abrite doivent vivre un drame terrible et circuler à une vitesse vertigineuse d'un point à un autre de notre ciel, s'approchant peu de notre globe et fuyant comme des flèches dès dès qu'elles se sentent observées.

Si son engin a la dimension que lui supposent nos calculs, il peut contenir une cinquantaine de créatures de notre taille ou bien une multitude de créatures d'une taille d'insecte ou bien une seule créature géante par rapport à nous. De toute manière, le comportement de cet engin révèle davantage une inquiétude que de la curiosité. Il imite les trajectoires folles d'un bourdon enfermé dans une chambre.

 

Si la formation cherchait une planète libre (colonisable) et si notre présence la gêne (il est possible que notre lenteur l'effraie) - il se peut que nous ne revoyions jamais les soucoupes et il est intéressant de se demander quel sera le sort de la soucoupe perdue. Elle reste sans doute le seul espoir terrestre d'apprendre quelque chose de son mécanisme, les forces qui la meuvent et la nature de ses pilotes.

(...)

(Le livre de Velikovsky)

L'atome est un système solaire. les électrons frappés par l'énergie d'un photon sautent d'une orbite à une autre plusieurs fois par secondes, tandis que (dit Velikovsky) étant donné l'immensité du système solaire, le même phénomène ne s'y produit qu'une fois par centaines de millions d'années.

Il est étrange que Velikovsky parle d'immensité de notre système et de petitesse de celui de l'atome alors que les dimensions n'existent que par rapport à nous. Notre système solaire est un atome. L'atome est un système solaire analogue au notre et ainsi de suite dans tous les sens et à l'infini.

 

Pour les civilisations que peuplent une à plusieurs planètes de l'atome le phénomène électron-photons se déroule au même rythme séculaire que les catastrophes enregistrées par les prophètes.

Notre univers est un atome, rien de plus. Il importe de le comprendre. Il serait fâcheux que les savants de ce que nous croyons être l'immensité (autres atomes) se penchassent sur notre système et le désintégrassent. Ce que nous faisons sans le moindre scrupule avec des systèmes que l'homme croit minuscules et qui sont de notre taille puisque la dimension n'existe pas, que nous ne le décidons que par rapport à la nôtre, qu'une puce ou qu'une mouche se croient aussi fort grandes et mesurent ce qui les entourent d'après elles.

 

Oeillères de la science. Aucun des savants atomiques ne songe que son travail détermine des fins de mondes. Il ne s'inquiète que de notre fin du monde à nous, de ce monde qu'il s'image être le seul qui compte. (Et même qui existe.)

 

Ce que nous appelons fin du monde ne pourra venir que d'une désintégration de l'atome qui est le nôtre. Cela ne dérangera pas plus le mécanisme éternel que la désintégration de n'importe quel autre atome ne le dérange.

 

Il n'y a sans doute qu'un bloc infini formé d'une combinaison d'atomes.

Chaque atome se croit le seul et prend pour des espaces immenses la matière où il gravite et l'énergie qu'il fabrique en frappant ses photons contre ses électrons. Le vide n'existe pas.

 

D'après les premières photographies de l'étudiant, les soucoupes se meuvent en formation triangulaire. Il y aurait donc un chef de pointe. Si la formation a perdu la soucoupe qui circule dans notre ciel, il est normal qu'elle ne retrouve pas sa route et qu'elle garde espoir qu'on vienne à sa recherche. A moins que cette visite ne représente une expédition d'une audace considérable et qu'on ne la renouvelle pas avant plusieurs siècles.

(...)

 

Déjà, en avion, à quatre mille mètres de hauteur, une maison est introuvable en tant qu'habitacle, si nos habitudes ne nous viennent pas en aide. Il est facile de comprendre qu'un atome séparé de nous par une distance d'autant plus incompréhensible que nous sommes auprès de lui et même faits d'autres atomes comme lui, paraisse inhabité à la science qui l'inspecte et que cette et que cette science rétablisse un rapport entre entre son système solaire et le nôtre. Et cependant ils sont pareils et les secondes de cet atome sont la durée des millions de siècles de notre univers.

 

Il est possible que les soucoupes soient très légères comme semblerait l'indiquer leur balancement de feuille morte dès qu'elles ralentissent. Tout dépend de la méthode avec laquelle une science supérieure à la nôtre arrive à combiner les atomes. Il est donc possible que le pilote puisse traverser la matière de la soucoupe sans recourir à aucune ouverture, du moins puisse voir au travers.

Il est possible que la soucoupe, si elle ne pèse rien, offre une résistance plus grande que n'importe quel métal et pulvérise les corps qu'elle heurte. (Ce qui est peut-être arrivé au pilote américain qui avait voulu en prendre une en chasse et qui a été pulvérisé en plein vol.)(...)

 

7 juin 1952

Découverte de ce qu'est la perspective du temps. Ebauché chapitre. je croyais comprendre et ne comprenais rien. Très difficile à expliquer sous une forme non scientifique. (Défense de l'inconnu donc apothéose du thème de mon livre.)

 

(...)

Peut-être supprimerai-je le chapitre sur les objets dits "soucoupes volantes". Se méfier. Des savants allemands disent que l'Amérique avait travaillé à quelque chose de ce genre, en Allemagne, sous Hitler. Epoque de la recherche sur les astéroïdes artificiels -sur quoi les américains méditent encore.

 

J'écrirai en Grèce le chapitre sur Oedipus Rex daté de Thèbes. Titre de chapitre: "D'un oratorio". (Note: lignes maintenues car dans Description de tableaux vivants qui met en mots la mise en scène de l'oratorio de 1952 reviennent à plusieurs reprises le symbolique des chiffres 1, 3, 4, 7 et 0, soit qu'ils figurent sur les dessins du décors des Pallas à tête de sauterelle, soit que les artistes les dessinent dans l'air.)

 

Je terminerai à Patmos le texte de L'Apocalypse.

(...)

 

Enigme du temps. Acropole. Le Parthénon est là. Il est toujours là. Il n'a jamais été là. Il ne sera plus jamais là et il sera toujours là tout en n'ayant jamais été là. Et même lorsqu'il ne sera plus là il sera là.

 

L'éternité se lamentait: "Comme je suis petite." Et la terre se lamentait: "Comme je suis grande." Elles n'étaient ni grandes ni petites, mais leur lamentation se nommait: "Bible". Et cela rapportait une fortune aux éditeurs.

 

Il n'y a ni petit ni grand ni lent ni rapide ni bas ni haut ni long ni court ni éternel ni fugace. Il n'y a rien et c'est ce rien qui fait tout. Et ce rien n'est personne; Et ce rien nous dépasse parce que nous nous croyons quelque chose. Et le tout est le cancer de quelque chose qui se meurt. (...)

 

Nous avons la chance étrange de vivre entre des cataclysmes. (Jusqu'à nouvel ordre.)

 

8 juin 1952

(...)

Perspectives. Si l'on pouvait construire un cerveau autour de la terre et qu'on en coupe des fragments, on obtiendrait que lignes droites. (...)

Perspectives du temps. Au fur et à mesure qu'un homme s'éloignerait de notre système pour en aborder un autre, le temps de notre système s'accélérerait et celui du système dont il se rapprocherait ralentirait jusqu'à prendre le rythme du temps humain. Si nous revenions ensuite sur notre systèmes des siècles et des siècles auraient passé. Mais la perspective du temps nous permet tout de même de revenir dans ce que l'homme croit le passé, selon le temps normal nécessité par notre voyage.

 

Ce qu'on m'opposera - ce qui est difficile à admettre et qui est pour moi certitude, c'est le jeu des distances. Avoir le nez sur des atomes (et nous sommes construits d'atomes) n'implique ni qu'ils sont loin ni qu'ils sont près. Ils sont d'un autre loin et d'un autre près, que le près et le loin dont l'homme a l'habitude. Ils sont pareils et se croient tous le seul système qui compte.

 

La dimension est un mirage. L'atome dans un de nos ongles est de la même dimension que notre système solaire. Et cet atome est fait de mondes faits d'atomes et cette infinité de mondes n'a ni commencement ni fin, ni durée ni taille. L'infiniment grand et l'infiniment petit sont une fable. Le petit ni le grand n'existent.

 

L'éternité n'existe pas plus que l'immédiat. Immédiat, Eternité sont des vocables qui ont fini par nous convaincre. Tout cela doit être d'une épouvantable simplicité.

 

13 juin 1952

(...)

Semble -voilà le mot qui revient le plus souvent sous ma plume. Il me semble. Il semble, si on observe... Pour un observateur il semblerait -il semble à l'homme... Si on s'éloigne, il semble -il semble si on s'approche. Semble long, semble court, semble petit, semble grand, semble loin, semble près, etc. Or ce qui semble n'est pas ou est autre chose. Et il me semble que cet autre chose est ce qui semble être à l'homme le néant qui me semble être une matière singulièrement bourrée de ce qui nous semble être le mouvement de la vie.

 

Il y aura décadence jusqu'au prochain cataclysme. On pourrait en calculer la date d'après le rythme des bombardements de l'atome. Seulement personne ne songe à établir un rapport. Ce cataclysme détruira tout. Effacera tout. Gommera tout -transformera la place des pôles, des mers et des terres. Et tous ces cycles se succèdent avec une vitesse qui doit en rendre le spectacle invisible comme les pales du ventilateur. Et pour l'homme il faut le vivre et découper le temps en minutes, en heures, en mois, en années, en siècles. Il est à croire que cette perspective de lenteur donne à l'homme le courage d'accomplir ce qu'il n'accomplirait pas s'il devinait que le cycle auquel appartient son histoire ne possède réellement aucune durée évaluable.

 

21 juin 1952

(...)

Avec des intervalles de plusieurs milliers de siècles la terre reçoit un choc, ce même choc qu'on constate plusieurs fois par seconde lorsqu'on observe le mécanisme de l'atome de ce loin qui est une autre forme de la distance, forme inconnue et qui nous fait croire à l'infiniment petit, lequel, pas plus que l'infiniment grand, n'existe. Chacune de ces choses change l'axe des pôles et la configuration des terres et des mers. Les hommes y périssent et les prennent pour la fin du monde. Leur pauvre effort recommence à zéro. Il est probable que la Grèce était un continent dont les îles sont les miettes. Peu à peu ce qui avait fleuri sur ces miettes s'est épuisé comme les provisions sur une épave.(...) La Grèce est un cadavre mangé aux mythes. Un fantôme couronné de fables.

 

25 juin 1952

(...)

L'idée du lourd et du léger, du petit et du grand, du passé, de l'avenir, du long et du court, du près et du loin, etc.,idées fausses qui empêchent les hommes les plus remarquables de comprendre quoi que ce soit au mécanisme de l'univers. Si ces hommes pressentaient que l'infiniment petit n'est qu'une forme inconnue de la distance, ils commettraient déjà moins d'erreurs savantes.

 

Cette vieille terre ridée

Je n'en suis pas très amoureux

Les hommes s'en font une idée

Curieuse. Tant mieux pour eux.

 

8 août 1952

Le radar de Philadelphie a enregistré hier un vol de soucoupes. mais ce qui trouble nos pauvres savants c'est qu'elles volaient à trente à l'heure. Inutile de dire qu'elle n'ont pas attendu les avions envoyés à leur recherche. "Pourquoi ne se posent-elles pas?" demandent les pauvres savants. l est probable que la guerre et la méchanceté ne jouent pas dans le monde d'où elles viennent. Ne pas se poser représente la prudence la plus élémentaire. On se ruerait sur l'engin, on le démonterait, on le briserait, on exposerait ses pilotes au musée de l'homme (...). A moins qu'on ne les massacre. Le rythme de ces soucoupes implique le degré de civilisation auprès duquel le nôtre doit apparaître comme les moeurs d'une île sauvage.

 

15 août

(...)

J'ai dicté les notes prises en avion, en bateau, pour le chapitre "Des distances". Ce chapitre d'une importance capitale ne servira naturellement à rien -mais un jour... 

 

10 octobre

Les pilotes de l'avion Londres-Nice et Roquebrune-Nice-Marseille ont vu la soucoupe. Ils l'appellent cigare, sans doute parce que la soucoupe se présentait de biais sur sa tranche. Chanel et Déon l'ont vue de Roquebrune à sept heures du soir. elle filait plus vite que le son. Un éclairage semblable au néon semblait l'envelopper d'une atmosphère isolante, protectrice de la nôtre.

 

Michel Déon  Mes arches de Noé

Un soir nous trouvâmes un banc près de l'olivier bi-millénaire qui est censé avoir vu passer des légions romaines. La nuit était tombée, très pure, constellée. On devinait à peine la Méditerranée que limitaient les lumières de la basse corniche, de Monaco et de Vintimille. Le gouffre sombre de la nuit immense imposait le silence et nous regardions le ciel vers l'Italie quand surgit de l'est à une altitude assez basse un feu rouge qui laissait une traînée d'étincelles derrière soi. Le feu se déplaçait à une telle vitesse qu'il lui suffit de quelques secondes pour disparaître à l'ouest. Je dus dire quelque banalité, du genre : « C'est fou ce que les avions volent vite maintenant. » Et nous n'y pensâmes plus.

Le lendemain Jean Cocteau téléphonait du Cap Ferrat et invitait Mlle Chanel à déjeuner. Elle annonça qu'elle viendrait avec moi et nous partîmes, laissant sa Cadillac et son chauffeur, pour mon M.G.

A peine étions-nous descendus de voiture que Cocteau dit :

- As-tu lu les journaux, Coco ? Un cigare volant est passé au-dessus de nos têtes hier soir… On l'a vu de l'aérodrome de Nice et quelques secondes plus tard un avion ligne l'a croisé au-dessus de Marseille. Maintenant il faut y croire ! Ainsi, cette vision fugitive, à peine vue aussitôt oubliée, la veille, et dont nous n'avions même pas reparlé, avait été signalée. Il s'agissait bien d'un OVNI.

Cocteau parut sidéré de notre indifférence momentanée à cette vision fantastique. Des astronomes, des radars, des milliers d'avions surveillaient le ciel depuis l'apparition des premières soucoupes volantes, et nous, tranquillement assis sur un banc au-dessous du village de Roquebrune, nous en avions regardé passer un sans même nous étonner.

 

 

29 octobre

(...)Dans le Tarn. Formation de seize soucoupes volantes évoluant sur Gaillac, en pleine lumière. (Seize et un cigare.) Il en tombait des gerbes de laine de verre qui s'accrochaient aux arbres. Mais ces gerbes fondaient dans les mains. On n'a pu en envoyer à aucun laboratoire. (Cheveux d'anges.)

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau